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Naproxcinod
Signes et
symptômes de l’Arthrose – Dossier de NDA considéré recevable en novembre 2009 – Dossier de demande d'AMM soumis en décembre 2009 |
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Le naproxcinod, médicament à l’étude le plus avancé
de NicOx a terminé avec succès un programme règlementaire de phase 3
chez des patients souffrant d’arthrose de la hanche et du genou. Les
anti-inflammatoires actuellement utilisés dans le traitement de
l’arthrose (AINS traditionnels et inhibiteurs de COX-2) sont associés
depuis longtemps à nombre d’effets secondaires, notamment à des
problèmes gastro-intestinaux. Des découvertes cliniques continuent, par
ailleurs, à jeter un doute notable sur leur sécurité cardiovasculaire,
dont leur association avec une pression artérielle élevée.
Le naproxcinod est un composé anti-inflammatoire donneur d’oxyde
nitrique unique et le premier de la classe des CINODs (Cyclooxygenase-Inhibiting Nitric
Oxide Donators, Inhibiteurs de Cyclooxygénase Donneurs
d’Oxyde Nitrique) en phase finale de développement. NicOx vise à
démontrer que le naproxcinod est un anti-inflammatoire sans effet
néfaste sur la pression artérielle et présentant une bonne sécurité et
une bonne tolérabilité gastro-intestinales.
NicOx a terminé un programme règlementaire de phase 3 pour le
naproxcinod chez des patients atteints d’arthrose du genou (études 301
et 302) et de la hanche (étude 303), les trois études montrant des
résultats statistiques hautement significatifs sur les trois critères
d’évaluation principaux portant sur l’efficacité. NicOx a soumis un dossier de New Drug Application (NDA) pour le naproxcinod en septembre 2009 auprès de la Food and Drug Administration
américaine (FDA). NicOx a reçu en novembre 2009 une communication de la
FDA indiquant que le dossier de NDA était recevable. En vertu de la loi
de Prescription Drug User Fee Act (PDUFA), la FDA complètera son
évaluation dans les 10 mois suivant la soumission et a fixé comme date
cible le 24 juillet 2010. Un dossier de demande
d’Autorisation de Mise
sur le Marché (AMM – Marketing Authorization Application, MAA) a été soumis auprès de l’Agence Européenne des Médicaments (European Medicines Agency, EMEA) en décembre 2009.
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Les
AINS traditionnels et des inhibiteurs de COX-2 sont largement utilisés
pour le traitement symptomatique de l’arthrose, mais ils sont associés
à une série d’effets secondaires, dont une tendance à élever la
pression artérielle.
Des millions d'individus de par le monde dépendent
des Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS) traditionnels et des
inhibiteurs de COX-2 pour traiter la douleur chronique et
l'inflammation associées à toute une série de pathologies, dont
l'arthrose. Cependant, ils sont associés à taux faible mais
significatif d’effets secondaires graves, tels que des complications
gastro-intestinales et rénales. Les inhibiteurs de COX-2 (et dans une
moindre mesure les AINS traditionnels) ont également été associés
récemment à un risque accru d'accidents cardiovasculaires graves, tels
que crises cardiaques et attaques cérébrales. En raison du nombre de
personnes prenant des AINS, fournir des médicaments plus sûrs et
présentant une efficacité similaire est l’objectif des médecins, des
patients et de l’industrie pharmaceutique depuis plus de 50 ans.
L’apparition d’une nouvelle hypertension (pression
artérielle élevée) a été identifiée comme un autre effet néfaste des
AINS traditionnels et des inhibiteurs de COX-2, de même que la
déstabilisation de la pression artérielle chez des patients qui étaient
traités auparavant de façon stable par des antihypertenseurs. Ces
effets sur la pression artérielle sont particulièrement préoccupants
dans la population arthrosique, dans laquelle approximativement 50% des
patients souffrent également d’hypertension. Par conséquent, une note a
été ajoutée dans la section « mise en garde » des notices de ces
médicaments. Celle-ci met l’accent sur le fait que les AINS
traditionnels et les inhibiteurs de COX-2 peuvent entraîner
l’apparition d'hypertension ou l’aggravation d'une hypertension
préexistante, et qu’ils doivent être utilisés avec précaution chez les
patients hypertendus.
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Vue
d’ensemble du programme de phase 3.
Le programme de phase 3 a été conçu pour demander
l’autorisation règlementaire de mise sur le marché aux Etats-Unis et en
Europe pour le naproxcinod. Comme prévu, trois études pivotales
importantes ont été conduites dans ce programme de phase 3 :
- Etude
301 : finalisée en 2006 chez 918 patients souffrant
d’arthrose du genou.
- Etude
302 : finalisée en 2008 chez 1020 patients souffrant
également d’arthrose du genou.
- Etude
303 : finalisée en 2008 chez 810 patients souffrant
d’arthrose de la hanche.
Les trois études ont atteints des résultats statistiques hautement
significatifs sur les trois critères d’évaluation principaux portant
sur l’efficacité (douleur et fonction physique sur l'échelle de WOMAC™
et évaluation générale par le patient de l'état de sa maladie). Une
bonne sécurité d'emploi et une bonne tolérabilité ont également été
démontrées par les deux doses de naproxcinod. NicOx a soumis un dossier de New Drug Application (NDA) pour le naproxcinod en septembre 2009 auprès de la Food and Drug Administration
américaine (FDA) et un dossier de demande d’Autorisation de Mise sur le
Marché (AMM) auprès de l’Agence Européenne des Médicaments (EMEA) en décembre 2009.
L’évaluation du profil de pression artérielle du naproxcinod, par
comparaison avec les AINS traditionnels et les inhibiteurs de COX-2,
était une autre question importante. Comme expliqué ci-dessus, ceci
pourrait être un facteur clef de différentiation sur le marché des
anti-inflammatoires car il est de plus en plus reconnu que les
traitements actuels peuvent augmenter la pression artérielle. Des
patients hypertendus et non-hypertendus ont été recrutés dans les trois
études de phase 3, mais les patients présentant une hypertension non
contrôlées ont été exclus.
Les résultats clefs portant sur l’efficacité, la sécurité d'emploi et
le profil de pression artérielle sont décrits en détail ci-après.
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NicOx
projette de différencier le naproxcinod des agents anti-inflammatoires
existants en termes d’effets sur la pression artérielle.
Comme expliqué précédemment, il existe un réel
besoin médical non satisfait pour un nouvel anti-inflammatoire sans
effet néfaste sur la pression artérielle. Les inhibiteurs de COX-2 et
les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) traditionnels, tels que
le naproxène, sont couramment utilisés pour le traitement symptomatique
de l’arthrose mais peuvent conduire à l’apparition de nouveaux épisodes
de pression artérielle élevée ou à l’aggravation d’une hypertension
préexistante.
Le naproxcinod est métabolisé pour donner du
naproxène et un groupement donneur d’oxyde nitrique, et l’oxyde
nitrique endothélial joue un rôle important dans le contrôle de la
pression artérielle. La technologie de NicOx pourrait par conséquent
doter le naproxcinod d’un profil de pression artérielle amélioré et des
mesures de pression artérielle ont été effectuées pendant le programme
de phase 3 pour explorer cette possibilité.
Evaluation de la pression artérielle
dans le programme de phase 3
La pression artérielle des patients a été mesurée
au cours de chacun des essais cliniques de phase 3 en utilisant la
technique de mesure de pression artérielle en cabinet (Office Blood
Pressure Measurements, OBPM), de manière rigoureuse et standardisée, à
chaque visite au centre de traitement aux 2ème, 6ème
et 13ème semaines(1). Les
données OBPM recueillies dans les études 301, 302 et 303 (2734
patients) ont alors été rassemblées et analysées selon un plan
statistique conçu a priori (l’analyse 304)(2).
L’objectif de cette analyse de l’ensemble des données était d’évaluer
le profil du naproxcinod 375 mg bid et 750 mg bid sur la pression
artérielle jusqu’à la 13ème semaine incluse,
dans une large population arthrosique, par rapport au placébo et au
naproxène 500 mg bid.
L’analyse de l’ensemble des données de pression
artérielle a montré que le naproxcinod 750 mg bid a réduit la PAS et la
PAD par rapport au naproxène de manière hautement significative
statistiquement (p<0,001)
Les premiers résultats de l’analyse 304 ont été
annoncés dans un communiqué de presse daté du 17 décembre 2008. Les
deux doses de naproxcinod ont montré une réduction significative de la
pression artérielle systolique et diastolique (PAS et PAD) par rapport
au naproxène 500 mg bid sur l’ensemble des 13 semaines (p<0,001
pour le naproxcinod 750 mg bid et p<0,05 pour le naproxcinod 375
mg bid).
Comme décrit sur le graphique ci-dessous, le
naproxcinod 750 mg bid a réduit la PAS de 2,2 mmHg (p<0,001) et
la PAD de 1,2 mmHg (p<0,001) par rapport au naproxène 500 mg
bid, en termes de variation moyenne entre la valeur de base et la
moyenne des 2ème,
6ème et 13ème semaines. Le naproxcinod 375 mg bid a
réduit la PAS de 1,2 mmHg (p<0,05) et la PAD de 0,8 mmHg
(p<0,05) par rapport au naproxène, en termes de variation
moyenne entre la valeur de base et la moyenne des 2ème,
6ème et 13ème semaines.
Les deux doses de naproxcinod ont montré un profil
de pression artérielle similaire au placébo, comme l’indiquent les
intervalles de confiance (ICs) à 95%. Au contraire, le naproxène 500 mg
bid a augmenté la PAS de 2,0 mmHg (p<0,001) par rapport au
placébo en termes de variation moyenne entre la valeur de base et la
moyenne sur les 2ème, 6ème
et 13ème semaines.
La PAS a
augmenté de 5 mmHg ou plus pour une proportion plus petite de patients
sous naproxcinod, de manière significative par rapport au naproxène
Sur l’ensemble des 13 semaines de l’analyse
304, la proportion de patients dont la PAS a augmenté de 5 mmHg ou plus
était plus élevée pour le naproxène 500 mg bid que pour le naproxcinod
750 mg bid (p<0,001), le naproxcinod 375 mg bid (p=0,013) et le
placébo (p<0.001).
Les deux doses de naproxcinod ont montré un profil de pression
artérielle similaire au placébo
Les deux doses de naproxcinod (375 et 750 mg
bid) étaient similaires au placébo dans l’analyse 304, comme
l’indiquent les ICs unilatéraux à 95%. Au contraire, le naproxène 500
mg bid a augmenté la PAS par rapport au placébo (p<0,001).
D’autres analyses sont en cours et NicOx prévoit de donner des détails
supplémentaires sur les résultats lors de conférences médicales de
premier plan et dans des journaux scientifiques à comité de lecture au
cours des années 2009 et 2010.
(1) Les mesures OBPM ont
été effectuées par un professionnel de santé au cours d’une visite du
patient au centre de traitement, en utilisant une technique et un
équipement standards (i.e.
un sphygmomanomètre), le patient étant en position assise. Elles ont
été faites le matin, le délai entre la prise du médicament à l’étude et
la mesure OBPM étant de 2 à 4 heures. Trois mesures ont été effectuées
au cours de chaque visite, en utilisant les critères standards de l’American Heart Association
(AHA) et du Joint
National Committee (JNC) 7 (Pickering 2005, Chobanian
2003). D’autres initiatives ont été prises afin de mieux contrôler les
mesures OBPMs. Par exemple, elles ont été effectuées après 5 minutes de
repos, avec une minute d’intervalle entre chaque lecture, et il était
précisé que les patients devaient rester calmes, sans parler pendant
les mesures. Il était également spécifié que le même bras devait être
utilisé pour les mesures OBPMs à chaque visite, avec un brassard adapté
à la taille du bras. (retour)
(2) Le
plan d’analyse statistique prédéfinissait le calcul d’ICs à 95% et les
méthodes statistiques employées pour faire ces comparaisons. Le calcul des valeurs de p n’était pas prédéfini, mais celles-ci
ont été incluses ci-dessus à des fins illustratives. (retour)
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Les
résultats MAPA additionnels sont cohérents avec ceux des études
précédentes et complètent une base de données approfondie décrivant le
profil de pression artérielle différentié du naproxcinod.
Deux études supplémentaires de phase 1 ont été
planifiées chez des patients arthrosiques présentant une hypertension
contrôlée, les études 111 et 112. Ces essais cliniques ont été conçus
pour évaluer le profil de pression artérielle sur 24 heures du
naproxcinod, par comparaison à l’ibuprofène et au naproxène, en
utilisant la technique de Mesure Ambulatoire de la Pression Artérielle
(MAPA). Cette technique implique l’utilisation d’un appareil portatif
permettant la mesure et l’enregistrement de la pression artérielle du
sujet de manière autonome sur une période de 24 heures, à intervalles
fréquents. Ces études devaient fournir des données complémentaires au
programme de phase 3, dans lequel des mesures OBPMs ont été effectuées
lors des visites des patients aux centres de traitement.
Premiers résultats de l’étude 111 à doses
croissantes
Les premiers résultats positifs de la première de
ces études MAPA, l’étude 111, ont été annoncés en novembre 2008. Dans
cette étude, 118 patients arthrosiques présentant une hypertension
contrôlée ont été randomisés pour recevoir du naproxcinod ou du
naproxène, avec des doses croissantes toutes les trois semaines.
L’essai comprenait trois doses de naproxcinod (375 mg bid, 750 mg bid
et une dose suprathérapeutique de 1125 mg bid), qui ont été comparées
au naproxène (250, 500 and 750 mg bid). Des mesures de pression
artérielle sur 24 heures ont été effectuées au début du traitement et à
la fin de chaque période de traitement de trois semaines (i.e. à la fin
des 3ème, 6ème et 9ème
semaines), à l’aide d’un appareil MAPA validé par la FDA.
L’objectif principal de l’étude était de
caractériser le profil de pression artérielle sur 24 heures des trois
doses de naproxcinod par rapport au naproxène, en utilisant la
technique MAPA après chaque dose. A toutes les doses, le naproxcinod a
montré une réduction des moyennes des 24 heures de la PAS et de la PAD
par rapport aux valeurs de base, contrairement au naproxène. En termes
de l’effet global du traitement, mesuré comme la moyenne sur
les 3ème, 6ème
et 9ème semaines, le naproxène a augmenté la PAS de 1,5
mmHg par rapport à la valeur de base, alors que le naproxcinod l’a
réduite de 2,3 mmHg, d’où une différence entre les deux traitements de
3,8 mmHg (p=0,011) en faveur du naproxcinod (voir graphique
ci-dessous).
Les trois doses de naproxcinod ont montré une bonne
sécurité d’emploi générale et une bonne tolérabilité. Dans le groupe
naproxcinod, 32 patients (54,2%) ont présenté un ou plusieurs effets
indésirables, contre 38 patients (64,4%) dans le groupe naproxène.
Aucun effet indésirable grave n’a été observé dans le groupe
naproxcinod. NicOx prévoit de donner des détails supplémentaires sur
les résultats lors d’une conférence de cardiologie de premier plan en
2009.
Premiers résultats de l’étude 112 à groupes
parallèles
Des résultats positifs ont été annoncés en décembre
2008 sur l’étude de pharmacologie clinique 112, menée chez 299 patients
souffrant d’arthrose et d’hypertension. Cette étude a été conçue pour
caractériser le profil de pression artérielle sur 24 heures du
naproxcinod, par comparaison avec les deux anti-inflammatoires non
stéroïdiens (AINS) les plus utilisés. Les patients ont été randomisés
pour recevoir du naproxcinod 375 mg bid, du naproxcinod 750 mg bid, du
naproxène 250 mg bid, du naproxène 500 mg bid ou de l’ibuprofène 600 mg
tid (trois fois par jour) pendant 13 semaines. L’étude n’était pas
conçue pour montrer une différence statistiquement significative entre
les groupes de traitements. Elle avait plutôt pour objectif d’étudier
le profil de pression artérielle des deux doses de naproxcinod, par
comparaison avec différents AINS. Aucun calcul formel de la taille de
l’échantillon n’a été effectué dans le protocole de l’étude 112.
Les mesures de pression artérielle sur 24 heures
ont été effectuées au début du traitement et à la 13ème semaine, à l’aide d’un appareil MAPA validé. Le
paramètre principal était la PAS moyenne des 24 heures mesurée par MAPA
à la 13ème semaine. Par rapport au naproxène 500
mg bid, le naproxcinod 750 mg bid a réduit la PAS de 2,7 mmHg et la PAD
de 1,4 mmHg, en termes de variation moyenne par rapport aux valeurs de
base à la 13ème semaine. Le naproxcinod 375 mg bid a réduit la PAS de
1,1 mmHg et la PAD de 0,8 mmHg par rapport au naproxène 250 mg bid.
Le naproxcinod 750 mg bid a montré une réduction de
3,8 mmHg de la PAS et de 0,7 mmHg de la PAD par rapport à l’ibuprofène
600 mg tid, en termes de variation moyenne par rapport aux valeurs de
base à la 13ème semaine. Le naproxcinod 375 mg bid a montré une
réduction de la PAS de 4,2 mmHg et une réduction de la PAD de 1,7 mmHg
par rapport à l’ibuprofène 600 mg tid (voir graphique ci-dessous).
Le pourcentage le plus faible de patients ayant
présenté au moins un effet indésirable a été observé dans le groupe
naproxcinod 375 mg bid. Aucun effet indésirable grave lié au traitement
n’a été reporté durant l’étude. Beaucoup plus de patients ont mis fin à
leur traitement à cause d’un effet indésirable dans le groupe
ibuprofène, par rapport aux autres médicaments à l’étude.
Les résultats de l’étude 112 sont cohérents avec
ceux des études précédentes et complètent une base de données
approfondie décrivant le profil de pression artérielle différentié du
naproxcinod. Des analyses complémentaires des études 111 et 112 feront
l’objet de présentations lors de conférences médicales de premier plan
et dans des journaux scientifiques à comité de lecture en 2009 et 2010.
Résultats de l’étude 104
Les données issues des études 111 et 112
s’ajoutent aux résultats obtenus dans une étude MAPA pilote sur le
naproxcinod de 2 semaines, menée chez des volontaires hypertendus, par
comparaison avec le naproxène (étude 104). Ces résultats ont été
présentés dans le cadre du congrès de l’American Heart Association
(AHA) en novembre 2008. L’étude a montré une différentiation
encourageante au niveau des courbes de pression artérielle sur 24
heures du naproxcinod, par rapport au naproxène. Une analyse
supplémentaire post hoc,
qui a été acceptée par la commission scientifique de l’American Heart Association,
a comparé dans les deux groupes (i.e.
naproxcinod vs.
naproxène) la pression artérielle systolique (PAS) moyenne des 24
heures, mesurée à la fin des 2 semaines de traitement actif par la
technique MAPA. La PAS moyenne des 24 heures a montré une différence de
2,4 mmHg (erreur standard 0,87 mmHg) en faveur du naproxcinod par
rapport au naproxène (p=0,007) après 2 semaines de traitement. Il est
intéressant de noter que pour les mesures diurnes (dans les 8 heures
suivant la dose du matin), la PAS moyenne des 8 heures a montré une
différence de 4,4 mmHg (erreur standard 0,98 mmHg) en faveur du
naproxcinod par rapport au naproxène (p<0,0001) après 2 semaines
de traitement (voir graphique ci-dessous). Le nombre d’effets
indésirables au cours des deux périodes de traitement était faible.
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Les
trois études pivotales de phase 3 sur le naproxcinod ont montré des
résultats positifs sur l’efficacité et la sécurité d'emploi.
Les résultats des trois études pivotales de phase 3
portant sur l’efficacité et la sécurité d'emploi sont présentés
ci-dessous.
L’étude 303 a
atteint ses critères d’évaluation principaux chez des patients
souffrant d’arthrose de la hanche.
L’étude 303 a été finalisée en novembre 2008, il s’agissait d’un essai
clinique de 13 semaines, en double-aveugle, contre placébo et
naproxène, chez 810 patients souffrant d’arthrose de la hanche, qui
avaient été recrutés dans 120 centres cliniques aux Etats-Unis, au
Canada et en Europe. Les patients éligibles souffraient d’une arthrose
primaire de la hanche diagnostiquée depuis au moins trois mois et ont
été randomisés sur une base 2:2:1 pour recevoir respectivement :
- Du naproxcinod 750 mg bid
- Du placébo bid
- Du naproxène 500 mg bid.
Efficacité : A la 13ème
semaine, le naproxcinod 750 mg bid a été comparé au placébo sur trois
critères d’évaluation principaux standards, utilisés pour démontrer
l’efficacité de médicaments pour traiter les signes et symptômes de
l’arthrose(1) :
- douleur sur l’échelle de WOMAC™,
- fonction physique sur l’échelle de WOMAC™,
- évaluation générale par le patient de l’état de sa
maladie.
L’échelle de WOMAC™ est un index standard de
l’arthrose du genou et de la hanche, qui évalue les trois dimensions de
la douleur, de l’invalidité et de la raideur des articulations à l’aide
d’un ensemble de 24 questions.
Les résultats ont démontré que le naproxcinod était supérieur au
placébo de manière hautement significative statistiquement
(p<0,001) sur ces trois critères d’évaluation principaux. Aucune
comparaison statistique n’a été effectuée entre le naproxène 500 mg bid
et les deux autres groupes de traitement sur les critères d’efficacité,
étant donné la randomisation 2:2:1 de l’étude, mais les données
numériques montrent que le naproxcinod 750 mg bid s’est comporté de
manière similaire au naproxène 500 mg bid sur ces scores d’efficacité.
Sécurité
d'emploi : Le naproxcinod 750 mg bid a montré une bonne
sécurité d'emploi générale et une bonne tolérabilité dans l’étude 303.
Le pourcentage de patients ayant présenté au moins un effet indésirable
gastro-intestinal était le même pour le placébo et pour le naproxcinod
750 mg bid, à savoir 15,5% contre 19,2% pour le naproxène 500 mg bid.
Dans l’ensemble, le pourcentage de patients ayant présenté au moins un
effet indésirable était plus faible pour le naproxcinod 750 mg bid que
pour le naproxène 500 mg bid. Pas un seul effet indésirable
cardiovasculaire ou gastro-intestinal grave n’a été relevé dans le
groupe naproxcinod pendant les 13 semaines de l’étude 303,
contrairement aux groupes placébo et naproxène 500 mg bid. Le
naproxcinod 750 mg bid a montré un profil de pression artérielle
similaire au placébo, confortant les résultats précédents qui
suggéraient son absence d’effet néfaste sur la pression artérielle.
L’étude 302 a
atteint ses critères d’évaluation principaux chez des patients atteints
d’arthrose du genou.
Dans l’étude 302, finalisée en septembre 2008, 1020 patients souffrant
d’arthrose du genou depuis au moins 3 mois ont été recrutés dans 150
centres cliniques aux Etats-Unis. L’étude 302 était un essai clinique
de 53 semaines, en double-aveugle, dans lequel les patients ont été
randomisés dans l’un des groupes de traitement suivants :
- Naproxcinod 375 mg bid (52 semaines)
- Naproxcinod 750 mg bid (52 semaines)
- Naproxène 500 mg bid (52 semaines)
- Placebo bid au cours des 13 premières semaines.
Après ces 13 semaines, les patients ayant reçu le placebo ont été
randomisés pour recevoir soit du naproxcinod 375 mg bid soit du
naproxcinod 750 mg bid pendant le reste de l’étude (soit 39 semaines).
Efficacité : A la 13ème
semaine, les deux doses de naproxcinod (750 mg bid et 375 mg bid) ont
été comparées au placébo sur trois critères d’évaluation principaux
standards identiques à ceux utilisés dans l’étude 303 (voir ci-dessus).
Les deux doses de naproxcinod se sont révélées, de manière hautement
significative statistiquement, plus efficaces que le placébo sur ces
trois critères d'évaluation principaux (p<0,001).
La comparaison de l’efficacité du naproxcinod à celle du naproxène à la
26ème semaine était un critère d’évaluation
secondaire de l’essai(2).
Aux 13ème et 26ème semaines, le naproxcinod 750 mg bid a aisément
atteint le critère d’évaluation secondaire de non-infériorité
statistique par rapport au naproxène 500 mg bid, en termes de variation
moyenne par rapport aux valeurs de base des scores de douleur et de
fonction physique sur l’échelle de WOMAC™.
Sécurité
d'emploi : La sécurité d’emploi du traitement par le
naproxcinod n’a pas posé de problème pendant les 26 premières semaines
de l’étude 302. Tous les groupes de traitement actifs se sont révélés
similaires au placébo, en termes de pourcentage de patients présentant
au moins un effet indésirable à la 13ème semaine. A la 26ème semaine, le pourcentage de patients présentant au
moins un effet indésirable était similaire pour tous les médicaments de
l’étude. Un faible nombre d’effets indésirables graves, répartis de
manière égale entre les groupes de traitements, a été relevé. Dans
l’ensemble, les résultats de l’étude 302 suggèrent que le naproxcinod
n’a pas d’effet néfaste sur la pression artérielle.
Résultats
d’efficacité de l’étude 301 détaillés
Efficacité :
L’étude 301 était le premier essai clinique du programme de phase 3 sur
le naproxcinod. Ses premiers résultats ont été rapportés en octobre
2006. Il s’agissait d’un essai clinique de 13 semaines, en
double-aveugle, contre placébo et naproxène. 918 patients souffrant
d’arthrose du genou avaient été recrutés dans 120 centres aux
Etats-Unis. Les patients éligibles ont été randomisés en quatre groupes
de traitement : naproxcinod 375 mg bid, naproxcinod 750 mg bid,
naproxène 500 mg bid ou placébo bid. Les trois critères d’évaluation
principaux sur l’efficacité, identiques à ceux des études 302 et 303,
ont été atteints de manière hautement significative statistiquement
(p<0,001).
Sécurité
d'emploi : Le naproxcinod a montré une bonne sécurité
d’emploi générale puisque 46,7% des patients traités avec naproxcinod
750 mg bid et 40,8% avec naproxcinod 375 mg bid ont présenté au moins
un effet indésirable par comparaison avec 56,4% des patients traités
avec naproxène 500 mg bid et 38,7% des patients sous placébo. Un faible
nombre d’effets secondaires graves réparti de manière égale entre les
groupes de traitement a été relevé. Les données de pression artérielle
pour les deux doses de naproxcinod ont montré une réduction prolongée
par rapport aux valeurs de base et au naproxène, aux différents points
de mesures dans le temps, confirmant les données cliniques publiées
précédemment.
Ceci a été confirmé par une extension d’étude portant sur la sécurité
d'emploi conduite pendant 52 semaines supplémentaires. Aucun problème
n’a été observé et une bonne sécurité d'emploi générale a été observée.
De plus, les résultats ont montré que la pression artérielle moyenne
des patients était stable pendant les 52 semaines suivant la
finalisation de l’étude 301, suggérant que le naproxcinod n’augmente
pas la pression artérielle au cours du temps.
(1) D’après les
recommandations de la Food and Drug Administration américaine
(FDA), afin de démontrer l’efficacité de nouveaux médicaments pour le
traitement des signes et symptômes de l’arthrose, il est nécessaire de
montrer une efficacité supérieure par rapport au placebo, dans deux
essais cliniques conçus et contrôlés de façon rigoureuse, en utilisant
trois critères d’évaluation principaux (douleur sur l’échelle de
WOMAC™, fonction physique sur l’échelle de WOMAC™ et évaluation
générale par le patient de l’état de sa maladie). (retour)
(2) Les comparaisons de
non-infériorité aux produits existants sont requises par l’Agence
Européenne des Médicaments (EMEA) pour démontrer l’efficacité de
nouveaux médicaments. (retour)
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Interactions
avec les autorités règlementaires & Préparatifs en vue du
lancement commercial.
Sur la base d'interactions avec la Food and Drug Administration
(FDA), NicOx estime que son programme global de développement clinique,
décrit ci dessus, est adéquat pour satisfaire les exigences
réglementaires actuelles aux Etats-Unis dans le but de démontrer
l'efficacité et la sécurité d’emploi du naproxcinod pour le traitement
des signes et symptômes de l'arthrose.
Dans le contexte des préoccupations concernant la sécurité
cardiovasculaire de la classe des AINS, la FDA a examiné les données
non-cliniques, pharmacocinétiques et cliniques sur le naproxcinod
soumises par NicOx. L'autorité américaine a donné sa réponse en
novembre 2006 et a indiqué à NicOx qu'une étude clinique de grande
ampleur portant sur les effets cardiovasculaires ne serait pas requise
pour la soumission d'une New
Drug Application (NDA) concernant le naproxcinod. Ainsi,
sur la base des informations disponibles à ce jour, le programme de
développement clinique élaboré par NicOx devrait fournir une base de
données de sécurité adéquate en vue de la soumission d'une NDA.
La réponse de la FDA sur les données de sécurité requises pour le
naproxcinod concorde avec l’avis scientifique du Comité des Médicaments
à Usage Humain (CHMP) de l’Agence Européenne des Médicaments (EMEA)
reçu en octobre 2006. L’autorité européenne a formulé son accord sur la
proposition de NicOx de base de données de sécurité à recueillir avant
autorisation de mise sur le marché du naproxcinod. Une étude de la
sécurité d'emploi cardiovasculaire à long terme n’est pas nécessaire.
Le CHMP a également commenté le programme clinique de phase 3 de NicOx
pour le naproxcinod, en ce qui concerne la démonstration de
l’efficacité du produit et l’évaluation de son effet sur la pression
artérielle, par comparaison avec les agents anti-inflammatoires
existants.
En décembre 2008, NicOx a annoncé la signature d’un accord avec la
société de chimie fine DSM pour la production commerciale et
l’approvisionnement du principe actif du naproxcinod (active pharmaceutical ingredient,
API). Cet accord vise à assurer l’approvisionnement commercial du
naproxcinod en quantité nécessaire afin de garantir le succès de son
lancement commercial. Selon cet accord, NicOx prévoit les premières
livraisons des lots commerciaux en quantités importantes à partir du
quatrième trimestre 2009. En septembre 2008, NicOx a annoncé la
signature d’un accord exclusif avec Capsugel, le leader de la
fabrication de gélules, pour la production commerciale et
l’approvisionnement mondial de gélules de naproxcinod. Cet accord vise
à assurer l’approvisionnement de gélules de naproxcinod en quantité
nécessaire pour supporter le succès de son lancement commercial.
Tout ceci fait partie de la stratégie de NicOx qui vise à maximiser le
potentiel commercial et la valeur économique du naproxcinod, NicOx
détenant les droits de développement et de marketing au niveau mondial
de ce composé. Dans le cadre de sa progression future, NicOx cherchera
des partenariats pour la co-commercialisation du naproxcinod, tout en
conservant certains droits de commercialisation aux Etats-Unis et dans
certains marchés européens, dans le but d’exploiter pleinement la
valeur stratégique et commerciale du composé et de permettre la
transition planifiée de NicOx en une société pharmaceutique pleinement
intégrée.
NicOx a soumis un dossier de New Drug Application (NDA) pour le naproxcinod en septembre 2009 auprès de la Food and Drug Administration
américaine (FDA). NicOx a reçu en novembre 2009 une communication de la
FDA indiquant que le dossier de NDA était recevable. En vertu de la loi
de Prescription Drug User Fee Act (PDUFA), la FDA complètera son
évaluation dans les 10 mois suivant la soumission et a fixé comme date
cible le 24 juillet 2010. Un dossier de demande
d’Autorisation de Mise
sur le Marché (AMM – Marketing Authorization Application, MAA) a été soumis auprès de l’Agence Européenne des Médicaments (European Medicines Agency, EMEA) en décembre 2009.
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Vue
d’ensemble des résultats de phases 1 et 2.
Un programme réussi de phase 2, impliquant cinq
études cliniques séparées et un total de 2709 patients, a été finalisé
sur le naproxcinod. Le 15 décembre 2005, les résultats complets de
l’étude de phase 2 OASIS sur le naproxcinod ont été publiés dans le Journal of Arthritis Care and
Research (T.J. Schnitzer et al. 2005,
53:6, 827-837). L’essai clinique OASIS a montré que le naproxcinod aux
doses de 375 mg bid et 750 mg bid était plus efficace que le placébo
(p<0,001) et non inférieur à l’inhibiteur de COX-2 rofécoxib 25
mg qd (une fois par jour) (p<0,001) pour le traitement des
signes et symptômes de l’arthrose du genou. Ces résultats ont été
mesurés aux 4ème et 6ème
semaines grâce aux variations moyennes par rapport aux valeurs de base
du score de douleur sur l’échelle de WOMAC™. A la fin des 6 semaines,
la pression artérielle systolique moyenne dans le groupe de traitement
par le naproxcinod était également plus basse, par comparaison avec la
valeur de base, alors qu’elle était inchangée dans le groupe placébo et
augmentée dans les groupes rofécoxib et naproxène.
Sécurité
d'emploi gastro-intestinale (GI) du naproxcinod
En plus des préoccupations récentes concernant la sécurité
cardiovasculaire des AINS traditionnels, ces produits ont souvent été
associés à des effets secondaires gastro-intestinaux, allant de simples
indispositions gastriques à des saignements pouvant être mortels.
En février 2003, NicOx a annoncé les résultats de STAR, une étude de
phase 2 dans laquelle le naproxcinod a démontré un avantage concernant
le naproxène sur le critère d’évaluation principal (incidence des
patients présentant au moins un ulcère gastro-intestinal de 3 mm ou
plus), mais ce résultat n’était pas statistiquement significatif
(p=0,07) (voir graphique ci-dessous).
Dans l’essai clinique STAR, un certain nombre de critères d’évaluation
secondaires – liés à la fréquence d’ulcères et d’érosions
gastroduodénaux ainsi que d’ulcères et d’érosions de l’estomac – ont
été mesurés et se sont avérés favorables pour le naproxcinod. Le
naproxcinod a aussi démontré une réduction significative des scores
exprimant la sévérité des dégâts gastroduodénaux (3 et 4 selon les
scores de Lanza) ainsi qu’une réduction statistiquement significative
des symptômes dyspeptiques (reflux et douleur abdominale), par
comparaison avec le naproxène. Le naproxcinod a été dans l’ensemble
bien toléré et n’a pas induit de changements significatifs de la
pression artérielle.
Une étude de phase 1 par gastroscopie avait précédemment montré une
diminution statistiquement significative de la toxicité gastroduodénale
du naproxcinod 750 mg bid par rapport au naproxène 500 mg bid, de même
que pour le naproxcinod 375 mg bid par rapport au naproxène 250 mg bid,
en termes du nombre moyen d’érosions et d’ulcères après 12 jours de
traitement (étude « cross-over
» avec 25 volontaires sains par groupe, voir graphique ci-dessous).
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